Pestel sous l’ombre des navires américains : Guy Philippe tire la sonnette d’alarme

Par : Frantzou Laguerre

laguerrefrantzou073@gmail.com

Le chef de file du mouvement révolutionnaire, Guy Philippe, a exprimé de vives inquiétudes concernant la présence de navires militaires américains dans les eaux haïtiennes, notamment au large de la commune de Pestel, où il réside actuellement. Selon ses déclarations, l’un de ces bâtiments militaires aurait établi une base opérationnelle en face de son domicile, bloquant à la fois la circulation terrestre et l’accès à la mer pour les riverains.

Cette situation, qu’il qualifie d’intimidante, suscite chez l’ancien sénateur une profonde inquiétude quant à sa sécurité personnelle et à celle de la population locale. Guy Philippe affirme que ces navires refuseraient tout passage, créant un climat de tension et de peur parmi les habitants de la zone, déjà éprouvés par l’instabilité généralisée du pays.

Tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre son combat politique, Guy Philippe n’a pas caché ses craintes face à ce qu’il considère comme une démonstration de force étrangère sur le territoire national. Il estime que la présence militaire américaine en Haïti, sans communication claire avec la population, alimente la méfiance et renforce le sentiment d’occupation plutôt que de protection.

Dans un message adressé à ses partisans, il a appelé au calme tout en exhortant le peuple à ne pas céder à la peur ni à l’intimidation. Selon lui, la souveraineté nationale est une ligne rouge qui ne doit pas être franchie, et toute intervention étrangère doit être expliquée et encadrée dans la transparence.

Guy Philippe a également souligné que la situation actuelle pourrait aggraver les tensions sociales et politiques à l’approche du 7 février 2026, une date symbolique dans l’histoire politique haïtienne. Il redoute que la présence de forces militaires étrangères ne soit perçue comme un moyen de museler certaines voix dissidentes, au lieu de contribuer à une solution durable à la crise haïtienne.

« Si Haïti doit être un paradis, il doit l’être pour tous. Si c’est un enfer, alors cet enfer ne doit pas être réservé à une seule partie du peuple », a-t-il déclaré, illustrant le malaise et la peur qui, selon lui, traversent aujourd’hui une large frange de la population face à l’incertitude sécuritaire et politique.

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