Par : Frantzou Laguerre
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La visite de 72 heures du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dans le département du Sud laisse un goût amer à certains citoyens de la ville des Cayes. Pour eux, cette présence officielle n’a pas apporté les réponses concrètes qu’attend une population confrontée quotidiennement à l’insécurité, aux difficultés économiques et à l’incertitude face à la rentrée scolaire et aux prochaines élections.
Un citoyen de la ville des Cayes n’a pas mâché ses mots. Selon lui, le chef du gouvernement est venu, a rencontré des acteurs et formulé des annonces, mais n’a rien véritablement réglé pour la population du Sud.
Parmi ses principales revendications figure le déblocage de la route de Martissant, considérée comme un axe essentiel pour la circulation des personnes et des marchandises entre le Sud et la capitale. Pour ce citoyen, tant que cet axe demeure bloqué par l’insécurité, il est difficile de parler d’une véritable normalisation de la situation nationale.
La rentrée scolaire prévue pour le 7 septembre constitue également une source majeure d’inquiétude. Le citoyen estime que, dans les conditions actuelles, une partie de la population ne se sent pas prête à envoyer ses enfants à l’école. Il va plus loin en mettant également en doute la capacité du pays à organiser des élections crédibles et sécurisées si la situation sécuritaire reste inchangée.
« Comment demander à la population de reprendre le chemin de l’école et de participer aux élections alors que l’insécurité continue de dicter la vie du pays ? », s’interroge-t-il en substance.
Son intervention prend finalement une dimension politique beaucoup plus directe : il réclame le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, estimant que le gouvernement n’est pas à la hauteur des attentes de la population et qu’un changement à la tête de l’exécutif devient nécessaire.
À quelques semaines de la rentrée scolaire et à l’approche du calendrier électoral annoncé, cette prise de position traduit surtout une frustration grandissante : la population ne veut plus seulement entendre des promesses, elle réclame des résultats.
Pour ce citoyen, le message adressé au pouvoir est clair : 72 heures de visite ne suffisent pas. Ce que la population attend, ce sont des actes, de la sécurité, des routes accessibles, des écoles fonctionnelles et des conditions permettant aux citoyens d’exercer librement leurs droits.